Pourquoi une association en faveur
des arbres en Beauce ?

Fondée à Gémigny en décembre 2020, en « petite Beauce », Arbres-en-Beauce est une association de loi 1901 qui vise à favoriser l’implantation d’arbres, sous toutes les formes possibles (haies, alignements, arbres isolés, vergers, bosquets, etc.), dans les espaces ouverts de Beauce, en symbiose avec l’agriculture environnante.

La Beauce tient son nom du mot gaulois belsa qui signifiait un « espace ouvert », autrement dit un territoire défriché. Les arbres ont commencé à disparaître de cette plaine fertile dès le néolithique au profit de cultures vivrières florissantes. La généralisation de cultures céréalières, le remembrement et l’augmentation de la surface des exploitations ont contribué à la suppression, il y a déjà longtemps, des haies. Les quelques arbres isolés qui subsistent ne sont que très rarement remplacés lorsqu’ils meurent, et les paysages de Beauce tendent à ressembler, la moitié de l'année, à une immense mine à ciel ouvert, et l'autre moitié, à un océan monochrome et désert.

La Beauce n’est désormais boisée que sur 2.3% de sa surface, contre 23% pour la région Centre, et 31% pour la France dans son ensemble.

L’association Arbres-en-Beauce s’inscrit dans un mouvement mondial de réimplantation des arbres dans les milieux agricoles comme levier de biodiversité. Elle entend jouer un rôle local complémentaire des nombreuses initiatives qui émergent au niveau national.

Missions de l'association

  • contribuer à la diversité des paysages et des niches écologiques (espaces arborés, friches, mares, pâtures, jachères fleuries, bandes enherbées, etc.) en symbiose avec l’agriculture environnante ;
     

  • de favoriser en particulier la préservation et l’implantation d’arbres dans les espaces ouverts, sous toutes les formes possibles (arbres isolés, alignement, haies taillées, couloirs écologiques, sentiers pédestres ou cyclables plantés, vergers, bosquets, bois, etc.), en privilégiant les espèces et les variétés locales favorables à l’épanouissement de la faune (mammifères, oiseaux, insectes, reptiles, batraciens, etc.) ;
     

  • favoriser une exploitation durable et une utilisation locale des ressources liées aux arbres (bois d’oeuvre, bois raméal fragmenté, bois-énergie, fruits, apiculture, etc.) ;
     

  • stimuler les interactions sociales et culturelles dans les territoires concernés ;

  • contribuer au débat public dans le domaine de l’aménagement du territoire.